Un ciel impur

Un ciel impur
Un ciel impur
Un soleil noir.
Réveil-cyanure dans une Cité brouillard.
Vision de la ville qui crache un air sale de ses poumons malades. Les rues salies par une suie nucléaire qui coule même des larmes de monstres mécaniques et cancéreux, déchirant le ciel en toussant la fin de leur non-vie d'un rythme saccadé : une pluie corrosive mais légère, légère comme le fut le souffle de dieu lorsqu'il insuffla en l'homme la vision de son passé.
Une pluie griffant les visages d'âmes peinant à se cacher sous les abris rongés par l'acide. Des âmes esclaves enchaînées dans l'entrave de leur corps écorché par le vide.
Se réfléchit sur les cendres grises le halo bleuté et crépitant des écrans d'informations publics, image d'anges messagers aux reflets électriques chuchotant la phrase-clé des portes d'un paradis pathétique. Le grésillement des mots nargue l'oeil fatigué des passants résignés et cligne de son aura, scintillant, susurrant son mensonge comme parle un bourreau à des enfants violés :
« Bienvenue dans l'Eternité... »
Injection de la vie par une seringue mécanique semblable au cylindre d'une bécane chromée, dans une veine érodée à l'image des abris de protections de pluies acides.
Injection de la vie à 500 km/heure.
La vitesse à laquelle on se prend une balle dans la tête à bout portant.
Les pupilles se dilatent instantanément, leur cercle grandissant comme s'étend la tache noire d'un pétrole carnivore dans une mer d'un bleu pur.
L'illusion de la mort est la dernière chose qui rattache à la vie.
Bienvenue dans l'éternité.
Le liquide lubrifié coule à flots dans les tunnels artériels pour s'écraser de plein fouet contre les murs inébranlables et absorbants de cellules génétiques.
Vision du monde dans un globe cristallin. Mort à court terme d'un corps-amarante.
Et dans un spasme nerveux les sens s'éveillent exposant pi.
Le regard court sur l'horizon et l'ouïe recouvre l'infini. L'esprit s'ouvre au magnétique et une logique asémantique défait les trames tissées du destin pour les courber comme des cils. A toute vitesse.
Un ciel changeant d'une lumière rare.
Eveil dément d'une Cité miroir.
L'illusion de la vie est dans la vision de la mort.
La seringue tombe, la plaie se résorbe. Des gouttes de sang fuyantes s'écrasent sur le sol synthétique, leur écho résonne comme des mots. Une voix entonne avec elles une phrase-concerto :« Bienvenue dans la Réalité. »

# Posté le lundi 20 septembre 2004 11:14

Modifié le mercredi 23 mai 2007 02:47

Liberté

Liberté






Liberté

Elle est brune
Soeur de la lune
Ses yeux tombés du ciel
Sont plein d'étoiles et de miel
C'est un oiseau sauvage
Echappé de sa cage
Une abeille, une fleur
Une source, un bijou
Mais au bord de ses joues
Une trace de pleur
Abîme sa beauté
Elle se nomme Liberté.

# Posté le lundi 24 mai 2004 13:01

Modifié le jeudi 29 mai 2008 18:19

Nous serons morts

Nous serons morts
Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère.

Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la Terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère.

Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie.

Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Peut-être songeront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère.

Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l'amour
Qu'ils connaîtront alors mon frère.

Dans la grand' chaîne de la vie
Pour qu'il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c'est le prix.

Quand les hommes vivront d'amour
Ce sera la paix sur la terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère

# Posté le vendredi 02 avril 2004 12:54

Modifié le vendredi 02 avril 2004 13:27

Paroles de Damien Saez

Paroles de Damien Saez
Lui

On a prié pour toi
On en a dessiné des croix
A Ton Nom
On en a brûlé des livres
On a égorgé des enfants
Juste de quoi tuer le temps
Mais Toi T'as pris différents noms
T'as choisi différents drapeaux
Dis mais pourquoi ?
Moi je me souviens de ma mère
Qui me chantait cette chanson : Allelujah
Allelujah, Inch' Allah

On en a fait toute une histoire
Où Tu redescendais nous voir
Mais t'es pas venu
Nos sanglots pour uniques armes
A combattre pour que nos larmes
Ne soient pas perdues
De siècle en siècle
De nuit en nuit
Et d'horreur en miséricorde
On T'a attendu
Mais l'Espoir n'est pas l'Eternel
Et Mon Dieu que la nuit est belle
sur notre plaine perdue
Allelujah... Inch' Allah

# Posté le lundi 29 mars 2004 13:06

Modifié le mardi 22 mai 2007 15:15

Même si j'aime pas Marilyn Manson, faut avouer qu'il a eu un certain talent sur celle-çi

Même si j'aime pas Marilyn Manson, faut avouer qu'il a eu un certain talent sur celle-çi
Track 99

Ceci est ton appel
Si tu écoutes cela
Il n'y a rien que je puisse faire
Quelque chose a grandi dans ma poitrine
Et je l'ai vu
C'est dur et froid
C'était dormant depuis des années
J'ai essayé de t'aider
Mais je ne peux venir t'aider
Mais c'est ce que tu mérites
C'est ce que nous méritons
C'est quelque chose que nous avons placé au-dessus de nous
Nous ne sommes pas des victimes, tu n'es pas une victime
Nous ne sommes pas des victimes, tu n'es pas une victime
Dieu sera à plat ventre devant moi
Dieu rampera à mes pieds
Ce sont les années mourantes
Ce sont les années mourantes
Quand tu es en train de souffrir
Sache que je t'ai trahi

# Posté le lundi 08 mars 2004 12:26